avril 21, 2021

Les réactions d’un homme apprenant qu’il va être père pour la première fois sont déterminées par la façon dont il a vécu sa propre enfance et par ses rapports avec ses parents. Ainsi la paternité de la première enfance prend pour chaque homme un sens non seulement différent, mais de plus conscient et inconscient. En d’autres termes, nos propres réactions en face de la paternité sont imprévisibles.

Le subconscient du père

Quand la mère et l’enfant reviennent de l’hôpital la situation est définitivement changée. Auparavant, la femme donnait sans partage son amour et ses soins à son mari. Il la voit maintenant consacrer le plus clair de son temps au nouveau venu. Et tout à coup, il lui semble qu’il n’est plus le mari de sa femme ni le père de son enfant. Sentimentalement, il se trouve reporté dans sa propre enfance. Sa femme lui apparaît comme sa mère et le bébé comme un petit frère ou une petite sœur; sans qu’il s’en rende compte, puisque cela se passe dans son subconscient.

Quoi qu’il en soit, le comportement du père s’en trouve changé. Il tend à considérer son enfant comme son rival et reproche à sa femme de consacrer trop de temps au bébé. Ils en viennent à se disputer pour des choses insignifiantes. La jeune femme stupéfaite se demande ce qui, tout à coup, ne va plus entre eux.
Si donc vous êtes contrarié par l’attention que votre femme accorde à votre bébé. Ou si vous avez du mal à vous y intéresser vraiment, cherchez si sa naissance n’a pas pu réveiller dans votre subconscient les sentiments que vous avez éprouvés, enfant, à la naissance d’un frère ou d’une sœur. Presque toujours ces sentiments sont cachés parce qu’ils sont inadmissibles pour les adultes dont l’amour nous est nécessaire.

Se mêler à sa vie dès sa première enfance

En fait, beaucoup de pères s’écartent des jeunes enfants parce que; au fond d’eux-mêmes, ils pensent qu’il n’est pas viril de tenir un bébé dans ses bras. Ce qui est faux bien sûr, car en fait, plus un homme est sûr de lui, plus il doit se sentir à l’aise avec un tout petit. Il est normal de se sentir gêné lorsqu’on découvre quelque chose de nouveau. Et bien des pères ne connaissent rien des bébés. Nous sommes tous maladroits quand nous essayons pour la première fois de faire de la bicyclette ou de jouer du piano. Il en est de même pour la première enfance. Nous sommes maladroits au début. Mais nous apprenons très vite avec aisance et sans fatigue.

Evitez l’erreur que commettent trop de pères. N’attendez pas que votre enfant soit grand pour vous mêler à sa vie. Faites le dès sa naissance à sa première enfance. Il est absolument impossible de s’attacher profondément à un enfant avec qui on n’a pas eu de contacts physiques étroits; qu’on n’a jamais tenu dans ses bras; à qui on n’a jamais donné son biberon ni son bain. Se mêler à sa vie signifie alors accomplir une foule de tâches journalières telles que donner le biberon, changer les couches, donner un bain, etc.

Cela ne vous prendra pas beaucoup de temps, surtout au début; du fait que les nouveau-nés dorment presque tout le temps. Mais le peu que vous ferez pour vous occuper du bébé favorisera énormément la formation de rapports affectifs étroits entre lui et vous. Mais n’attendez pas que l’enfant sache parler ou marcher. Commencez tout de suite avec ce tout-petit qui est devant vous. Prenez-le, donnez-lui son biberon, tenez-le, parlez-lui sans crainte, vous ne lui ferez pas de mal !

Les cinq premières années sont décisives

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